Solution du mercure HG

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Heliophile
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Solution du mercure HG

Messagepar Heliophile » 19 Oct 2013, 22:04

Bonjour,

Merci d'avance pour ceux qui me répondront.
J'aimerais connaitre vos avis sur ce qu'on pourrait appeler naïvement une dissolution métallique.
Si vous souhaitiez résoudre le mercure Hg en une eau visqueuse, comment vous y prendriez vous?
Je sais que la question risque d'être malvenue puisque le mercure n'est pas sensé être "décomposable".
Je vous écris à la fois pour la question de "faisabilité" chimique, puis pour savoir comment votre génie chimique penserait la question.
Bien à vous

Maurice
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Re: Solution du mercure HG

Messagepar Maurice » 20 Oct 2013, 12:47

Je suis désolé de devoir le dire ainsi, mais Il faut hélas reconnaître que ton texte n'a à peu près aucun sens.
1) Tu parles de "résoudre du mercure". Ce terme ne veut rien dire. En chimie, on résout des problèmes, mais pas des substances. Il arrive qu'on dissolve des substances dans un liquide, mais on ne résout jamais rien.
2) A supposer qu'on dissolve quelque chose dans l'eau, on ne forme jamais de "l'eau visqueuse". Ce terme n'a pas de sens. L'eau n'est jamais visqueuse. On peut certes faire des solutions visqueuses, mais pas avec n'importe quelles substances. En tout cas pas avec des substances comme le mercure.
3) Le mercure est en effet impossible à décomposer. Inutile de revenir sur ce fait qui a été établi des millions de fois par des millions de scientifiques du monde entier. Mais cette éventuelle "décomposition" n'a rien à voir avec ton problème de dissolution.
Ceci dit, le mercure n'est pas soluble dans l'eau, viscosité ou pas.

Heliophile
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Re: Solution du mercure HG

Messagepar Heliophile » 20 Oct 2013, 14:02

Hmm Maurice, merci.

Je reste mitigé sur ta réponse. A droite de mon message, dans la qualification de mes études, tu trouveras certainement de quoi rationaliser mon jargon.
Résoudre un problème est trouver sa solution, solution étant le même terme que solution, je pense que le lien n'était pas si ardu.
Résoudre le mercure Hg est peut être une expression archaïque, mais qui signifie absolument la même chose dans mon esprit que la dissolution du même mercure, donc dans une solution préalablement produite, soit. Pardonne moi mon manque d'à propos, puisque je reconnais ne pas être à la page.
Je pensais sincèrement que la dissolution d'un corps, salin par exemple, contenant une certaine qualité huileuse une fois dissout, si la dissolution était suffisamment épaisse, cela pouvait donner une certaine "viscosité" au solvant employé, solvant que je qualifie d'eau pour en spécifier aucun particulièrement, je pense surtout à la forme liquide, huileuse, même saturée.
Je concède que le mercure n'est pas décomposable, puisque les millions de scientifiques comme tu dis, apparemment, n'ont pu réussir qu'à en produire des composés avec les éléments ajoutés. Mais ces composés nouveaux ne soutiennent pas l'épreuve du feu et se désolidarisent, pour libérer le mercure à nouveau. Un peu comme le composé, naturel et pas artificiel, qu'est le cinabre HgS.
Selon vos sens, est ce que l'impossibilité de la dissolution du mercure, peut être due à ce que l'opération chimique y menant, n'est pas simple et directe, mais composée de plusieurs opérations. Comme par exemple, ce que mon jargon nommerait sa "minéralisation", lui donner une forme terrestre, minérale, pour figer sa fluidité, lui donner une forme semblable à son oxyde, ou son sulfure, pour ensuite seulement travailler cette "terre mercurielle" dans le dessein de la dissoudre dans un solvant proche de sa nature.
Vous avez le droit de rouspéter, mais je désire apprendre vos raisons, je suis là pour ça. Et si vous me tenez rigueur d'un manquement de ma part à l'expression chimique commune, je vous prie de me l'apprendre, et je l'emploierai.
Merci pour votre patience, merci Maurice.

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Re: Solution du mercure HG

Messagepar Maurice » 20 Oct 2013, 15:28

Je ne sais pas si je vais continuer la discussion avec toi, car tu utilises le même langage que les charlatans, qui mélangent gaiement toutes sortes de choses sans rapport les unes avec les autres. J'en veux poour preuve le charabia qui est inclus dans la phrase suivante que tu me donnes, et que je retranscris en italique, pour l'exemple :
Comme par exemple, ce que mon jargon nommerait sa "minéralisation", lui donner une forme terrestre, minérale, pour figer sa fluidité, lui donner une forme semblable à son oxyde, ou son sulfure, pour ensuite seulement travailler cette "terre mercurielle" dans le dessein de la dissoudre dans un solvant proche de sa nature.
C'est triste à dire, mais tout ceci ne veut rien dire, mais alors rien, scientifiquement parlant !! C'est un peu du délire verbal, qui est propre à ce que tu appelles toi-même ton jargon personnel. C'est sans rapport avec la réalité. Rien que ton idée de "donner une forme terrestre" à du mercure (ou quoi que ce soit de chimique) me rappelle un peu certaines interprétations folles des alchimistes du Moyen-Age, où on mélangeait tout, la religion, les phases de la lune, les signes du zodiaque, etc.

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Re: Solution du mercure HG

Messagepar Heliophile » 20 Oct 2013, 15:51

Non seulement mon message n'apparait pas, mais tu te permet de faire apparaitre ta critique plutôt que m'adresser un message privé??
Lorsqu'on produit du cinabre, cette adjonction de soufre ne donne pas une forme "terrestre" au mercure??
He oui, je m'adresse à des chimistes, et mon but final comme tu l'as dit, étant d'invalider la théorie alchimique, je dois évidemment apprendre ses notions qui ne sont pas absolument éloignées de la raison d'un praticien du moyen-âge comme tu dis.
J'ai pourtant fournit de multiples préventifs sur mon petit niveau, j'ai pris de multiples pincettes dans mon message même pas apparu!
Et je me vois vulgairement refoulé au lieu d'obtenir un semblant de réponse.
Si, maurice, c'est ton humeur qui me répond, et pas ta raison, je te prie de laisser d'autres s'exprimer, plutôt que de monopoliser un dialogue ouvert que je cherche pourtant.
Incroyable que de devoir prendre autant de soins. Malgré mes manques notoires de connaissances chimiques, je suis en pleine recherche et suis dans l'intention de produire une étude sur le sujet dont il est ici question. J'ai du me taper des lectures comme la bibliothèque des philosophes chimiques, le vade mecum du pseudo Lulle et j'en passe et des meilleures. Si je ne suis même pas capable d'unipointer les erreurs des alchimistes par des chimistes capables de m'en fournir les raisons, cela ne peut pas me servir ni servir la chimie. Alors on peut d'effort s'il vous plait, et si vous n'êtes pas prêt à les faire, laissez donc quelqu'un d'autre le faire!
Je rappelle que je suis là pour apprendre, apprendre! Et non pas pour faire valoir toutes les difficultés que j'ai pu lire, alors je vous prie, ayez du bon sens, et au lieu de condamner d'emblée ce que vous n'avez pas même pris soin d'apprendre, donnez moi vos raisons, et faites apparaitre mon texte qui était destiné à ceux qui eux veulent bien m'aider.

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Re: Solution du mercure HG

Messagepar Heliophile » 20 Oct 2013, 15:58

Tu peux transformer le titre en histoire de la chimie si tu préfères, et mon jargon est celui de tes prédécesseurs, en tant que savant chimiste, tu devrais pouvoir m'aider à construire le pont nécessaire, une terre, oxyde ou sulfure, l'appeler "terre mercurielle"lorsque le mercure s'y trouve, expression venant droit d'un Johann Joachim Becher, ne doit pas te surprendre!

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Re: Solution du mercure HG

Messagepar Maurice » 20 Oct 2013, 18:25

Je ne sais pas pourquoi tes messages sont en attente d'approbation.
Mais apparemment il semble qu'il faille vraiment reprendre toute la chimie avec toi, depuis le tout début. C'est donc tout un cours qu'il faudrait. Et c'est impossible dans le cadre étroit du Forum, qui n'est pas fait pour cela, par ailleurs.
Le Forum est fait pour répondre à des questions précises, et pas à des élucubrations ténébreuses en provenance du Moyen-Age.

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Re: Solution du mercure HG

Messagepar ecolami » 20 Oct 2013, 18:39

bonjour,
En lisant les extraits de "Héliophile Bac L" je pense qu'il s'agit de littérature alchimique trouvée Dieu sait ou. Mais aucune notion de chimie. Au 21° siècle on ne s'attend pas à lire des choses pareilles....
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Re: Solution du mercure HG

Messagepar darrigan » 20 Oct 2013, 19:06

Bonjour,

Ok, alors je m'en vais remettre un peu d'ordre ici...

Heliophile, vu que tu es nouveau sur ce forum, les 3 premiers messages que tu écris doivent être validés par un modérateur. C'est comme ça ici et c'est ce que je viens de faire. Maurice est modérateur, il a donc pu voir tes messages et il y a répondu, mais il a juste oublié de les valider pour qu'ils apparaissent... Voilà pourquoi tu avait l'impression qu'il te répondait mais que tes messages n'étaient pas visibles.

Maintenant, tu es bien gentil, mais ici on parle de chimie, avec des termes de chimie. Toi tu parles avec un vocabulaire d'alchimiste qui, bien qu'étant utilisé avant que la chimie n'existe, est tombé en désuétude, en tout cas sur un forum de chimie. Si tu veux te faire comprendre sur un forum de chimie, tu dois utiliser le vocabulaire que les chimistes ont en commun. Sinon comment veux-tu que l'on te comprenne ? Il y a des forums d'alchimie sinon.

Enfin, autre chose : ici, nous sommes ouvert à beaucoup de sujets, de questions, comme tu as pu t'en rendre compte en lisant les messages. Nous avons du plaisir à partager nos connaissances, chacun avec ses spécificités, son tempérament. Quand tu arrives sur un forum, apprends à ne pas attaquer les gens d'emblée. Nous ne sommes pas payés, le forum est gratuit est sans publicité, nous ne devons rien à personne, les modérateurs sont des personnes bénévoles.
J'entends bien que ce genre d'emballement ne se produise plus.
Merci beaucoup et bienvenue sur le forum.
Aide-toi et le forum t'aidera ! :mrblue:

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Re: Solution du mercure HG

Messagepar alexchimiste » 20 Oct 2013, 19:32

Maurice a écrit :En chimie, on résout des problèmes, mais pas des substances. Il arrive qu'on dissolve des substances dans un liquide, mais on ne résout jamais rien.


Et pourtant on parle bien de "résolution d'un racémique" ou de "résoudre un racémat"... En chimie organique ;-)

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Re: Solution du mercure HG

Messagepar Maurice » 20 Oct 2013, 21:23

Mais bien sûr, Alex. Bien entendu.
Mais je ne sais pas si tu as vu où en est notre correspondant. Il n'en est pas là.
On ne peut pas enseigner le calcul intégral à l'école enfantine. C'est pareil pour notre correspondant. Apparemment il n'a pas saisi les bases de la chimie. J'aimerais bien être sûr qu'il a compris la différence entre corps pur, corps composé, mélange et solutions.

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Re: Solution du mercure HG

Messagepar Heliophile » 20 Oct 2013, 22:15

Merci de ne pas me prendre pour un imbécile fini. J'ai choisi un domaine d'étude qui sort de mes compétences et je reçois beaucoup + d'hostilité et de moquerie de la part des chimistes que sur le forum d'alchimie ou j'ai du également m'inscrire pour la récolte d'information nécessaire à la rédaction de mon article.
Et je dois vous dire que pour le moment, j'ai pu récolter beaucoup + d'information de la part de ces "charlatans" praticiens de cette chimie moyen-âgeuse, que vous ne semblez bien vouloir m'en donner pour faire valoir votre science sur la leur, en toute naïveté de ma part, mais vu que la plupart d'entre vous êtes des "universitaires", j'aurais imaginé de votre part une plus grande pédagogie pour mon bonheur.
Je le répète si ce n'est pas encore compris, je ne suis pas chimiste, et encore moins alchimiste. Ce que je sais par contre est que la conception chimique d'ici est née de Lavoisier, tandis que "l'alchimie" est lourde de conceptions philosophiques sur la matière venant de tous horizons et semble être multi-millénaire. Alors je ne requiert de votre part pas moins d'humilité que celle déjà obtenue de ces "fourbes charlatans" qui ont répondu directement à mes questions malgré l'abstrusité de leurs idées sur la matière ainsi que leur pratique.
Leur conception semble être que le mercure est la matière commune des métaux, + ou - coagulée par un soufre "interne" sur de longues périodes de "sublimations" naturelles, occasionnées par une chaleur minière qualifiée d'électrique. Je ne vais même pas rentrer dans ce qui vous hérisserait les poils, mes questions sont simples, tellement, qu'elles ne sont pas affublées du vocable qui me fait défaut. Je fais appel à vous, pour rationaliser l'impossibilité d'une dissolution, voire même d'une décomposition du mercure Hg, ça s'arrête là. Et certains tant morts que vivants, prétendent tout bonnement le contraire. Alors mon inscription ici, c'est moi qui compte sur vous, pour avoir l'honnêteté et la pédagogie, pour moi et mes lecteurs, qui me permettront finalement de rédiger un article concis et de qualité.
Les corps irréductibles, par des solvants ou par la chaleur, sont nommément simples. Tel est le mercure Hg. L'alchimiste prétend que par un artifice chimique et adjonction d'un solvant propre, le mercure se précipite et en devient chimiquement un corps duquel il est possible de tirer d'autres corps, deux, trois au plus, plus simples que lui, desquels il a lui même été composé dans la nature et sa formation. C'est pourquoi à leurs yeux et selon leurs travaux, le mercure, comme tout métal, est un corps non pas simple par lui même, mais composé. Ils prennent pour preuve que tout métal a une température de fusion qui fait apparaitre à la vue cette "eau métallique", matière commune à eux tous, c'est à dire ce qu'ils appellent mercure.
Pour eux, les compositions et pureté différentes de soufre et de mercure, font les divers métaux avec leurs qualités propres. Voilà pour un tour très sommaire.
Je comprends bien que ce que je vous demande ici est malvenu, et je vous ai prévenu, mais messieurs, si vous ne vous sentez pas capable de me répondre pragmatiquement, je vous prie de ne rien répondre.
Merci Darrigan pour l'explication fournie, je ne comprenais effectivement pas un tel fonctionnement qui ressemblait à de la censure de premier abord.
Je ne compte pas sur vous pour ce qui relève de la transmutation métallique, j'ai déjà tout ce qui me faut dessus, mais ces points précis restent difficiles.
Merci pour votre aide.

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Re: Solution du mercure HG

Messagepar Maurice » 20 Oct 2013, 22:40

Tu pourrais aussi t'acharner à affirmer que la Terre est plate, que le Soleil est tiré par un char mené par Apollon, et que les étoiles sont toutes piquées sur la voûte du ciel. C'est ce croyaient des milliers de gens très intelligents dans l'Antiquité. Et ce n'étaient pas des imbéciles ! Il y a même le pape qui a cru longtemps à de pareilles élucubrations. Et je t'assure qu'il était sérieux. Il a même condamné Galilée pour avoir soutenu une opinion qui ne lui plaisait pas.

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Re: Solution du mercure HG

Messagepar Heliophile » 20 Oct 2013, 22:46

C'est peut être pour ce type de comportement Maurice qu'il y en a toujours, des alchimistes.
Je ne t'en veux pas d'être encore + hermétique que les partisans de la "science hermétique", paradoxe étonnant, mais je te prie de rester pragmatique, je n'ai aucunement envie de vous pomper l'air, je vous assure, et cette comparaison, je la trouve déplorable.
Je ne peux que te remercier pour le temps que tu as pris à me lire. Bien à toi

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Re: Solution du mercure HG

Messagepar alexchimiste » 21 Oct 2013, 19:30

Heliophile a écrit :Bonjour,

Merci d'avance pour ceux qui me répondront.
J'aimerais connaitre vos avis sur ce qu'on pourrait appeler naïvement une dissolution métallique.
Si vous souhaitiez résoudre le mercure Hg en une eau visqueuse, comment vous y prendriez vous?
Je sais que la question risque d'être malvenue puisque le mercure n'est pas sensé être "décomposable".
Je vous écris à la fois pour la question de "faisabilité" chimique, puis pour savoir comment votre génie chimique penserait la question.
Bien à vous


Je vais essayer de ramener le débat vers la question initiale et d'apaiser un peu les esprits ^^'... passablement échauffés !
"Résoudre le mercure en une eau visqueuse" n'a aucune signification pour nous chimistes, dès lors on ne peut pas te répondre. D'un point de vue chimique, le mercure, c'est du mercure, ce liquide gris très dense et tellement peu visqueux qu'il ne mouille presque pas le verre. Du même point de vue, de l'eau c'est de l'eau H2O, corps liquide à 20°C sous pression atmosphérique.
Le mercure n'est en effet pas décomposable car il s'agit d'un corps pur, ce que n'est pas l'eau car c'est un mélange d'hydrogène et d'oxygène, eux mêmes des corps purs.
Voilà voilà.

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Re: Solution du mercure HG

Messagepar darrigan » 21 Oct 2013, 22:28

Bonsoir,

Comme je disais à Heliophile en privé (mais j'en fais profiter tout le monde) :
Je vais essayer cette semaine de bien lire tes messages et voir ce que je peux y répondre. Mais déjà, sache que ce que les alchimistes appellent mercure et soufre, n'ont rien à voir avec ce qu'aujourd'hui on appelle ainsi, à savoir le mercure (corps simple, métal liquide à température et pression ambiantes) et le soufre (un corps simple, existant d'ailleurs sous plusieurs formes allotropiques, une matière jaune, solide ou réduire en poudre).
C'est un peu comme si tu parlais en grec ancien à des grecs aujourd'hui, ou en latin à des italiens : on ne te comprendrait pas, même si quelques racines peuvent se retrouver... D'où la réaction sur le forum.

Pour les alchimistes, il existe 3 principes que sont le mercure, le soufre et le sel. Et bien sûr, ce "sel" n'est pas le sel d'aujourd'hui...

J'ai beaucoup de respect pour les alchimistes car, en voulant transmuter les métaux (ce qui ne représente qu'une facette de leur quête), ils ont découvert la plupart des techniques de base de séparation et de laboratoire qui sont encore utilisées aujourd'hui : distillation, évaporation, sublimation, calcination, pulvérisation, "digestion" (avec guillemets car ce n'est pas la digestion au sens gastrique !)... ainsi que les instruments pour les réaliser, la vaisselle ("vaisseaux") : mortier, ballon, matras, récipients (qui reçoit), cornue, distillation simple et fractionné, etc. Evidemment pas en Pyrex ;-)

Quand je fais mon cours de 1re année à l'université, j'aime beaucoup rappeler tout ceci, et les notations ésotériques de l'époque... Passer en revue les découvertes... Voir par où "nous" sommes passés pour en arriver là aujourd'hui.

Je ne parle jamais de la symbolique alchimique, le "grand œuvre", la "pierre philosophale"... Pour ne pas perdre les étudiants, parce que ce n'est pas le but, et parce que je n'en connais pas toutes les arcanes... conduisant à l'arcane ;-)

Pour en revenir au mercure, le corps pur métallique et élémentaire que nous appelons ainsi en chimie, sa solubilité dans l'eau sous cette forme élémentaire est quasiment nulle. Par contre, il existe de nombreux corps composés contenant du mercure, organiques (méthylmercure, éthylmercure...) ou inorganiques (HgCl2, Hg2Cl2, cinabre HgS...), qui peuvent avoir une certaine solubilité dans l'eau. Les ions mercureux et mercuriques sont solubles dans l'eau.

Je continuerai plus tard.
Aide-toi et le forum t'aidera ! :mrblue:

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Re: Solution du mercure HG

Messagepar Heliophile » 22 Oct 2013, 13:42

Bonjour,

On a échangé en privé avec darrigan, et je vous remercie ainsi que lui pour vos réactions.
Je tiens à vous rassurer d'une chose, c'est qu'un alchimiste praticien est capable de répondre à ces contrariétés chimiques.
Mais le seul entretien privé (mails) que j'ai eu la chance de recevoir de l'un deux, m'a fournit des informations auxquelles je vais devoir mettre une forme qui conserve le "secret" de certains de ces "artifices", ou "arcanes", et j'ai fais la promesse à ce monsieur de ne pas outrepasser certaines limites lorsqu'il s'agit de relayer ce qu'il a bien voulu me dire. C'est pourquoi j'ai envoyé un rudiment de réponse à darrigan comme administrateur pour qu'il en sache un peu + sur la question pratique.
Mon intérêt ici comme j'ai pu l'écrire hasardeusement, est d'avoir l'avis chimique sur cette impossibilité pratique, mais surtout de savoir, simplement, comment un chimiste qui se proposait une telle opération, était capable de la penser, ou son raisonnement et ses connaissances s'arrêtent et pourquoi. J'ai déjà pu noter quelques réponses, comme le fait que beaucoup pensent directement à une transformation du mercure Hg dans sa forme naturelle en eau (H20), ce qui est effectivement impossible, puisque si je ne m'abuse des corps si éloignés dans leur masse atomique et leurs qualités liquides identiques (incombustibilité), doivent nécessairement rester éloignés aussi si on tente de les unir seuls pour composer cette solution si gravement hétérogène qu'elle ne peut exister.
Ce que j'ai pu lire dernièrement chez darrigan et l'élément le plus intéressant jusqu'ici à mon avis, je l'avais fais remarquer tacitement plus haut est celui là :

"Pour en revenir au mercure, le corps pur métallique et élémentaire que nous appelons ainsi en chimie, sa solubilité dans l'eau sous cette forme élémentaire est quasiment nulle. Par contre, il existe de nombreux corps composés contenant du mercure, organiques (méthylmercure, éthylmercure...) ou inorganiques (HgCl2, Hg2Cl2, cinabre HgS...), qui peuvent avoir une certaine solubilité dans l'eau. Les ions mercureux et mercuriques sont solubles dans l'eau.

Ce que Becher a nommé "terre mercurielle", est une matière minérale (terre) dans sa forme, et métallique (eau) pour le mercure qu'elle contient. Et puisque tout minerai de métal est dans la nature un sulfure du même métal, la question de la solution de cette terre dans laquelle les liaisons chimiques avec le mercure ont été produites par sublimation, calcination, précipitation.. est donc quelque peu possible. Un début de solution à ce problème résiderait donc dans l'idée que le mercure Hg, seul, est insoluble, mais qu'un composé de mercure, lui, a une chance de le devenir.
Quand je ne serai plus capable de pousser plus loin le problème par moi même et votre aide, je m'arrêterai, et déciderait là des limites imposées à ma recherche.
Merci donc pour tout élément de réponse tangiblement liée à ce problème pratique, et merci à darrigan pour le respect et l'intérêt qu'il a su y porter, sans compter sa culture de l'histoire de la chimie, puisque j'ai trouvé personnellement qu'on ne peut que gagner à la connaitre. En dernier, je dois tout de même dire que malgré l'absence de démonstration de puissance technique chez les "anciens", je suis toujours convaincu qu'il serait dangereux sinon naïf de les prendre pour des imbéciles. Quiconque en connait la littérature, celle de la "science hermétique", a de quoi être sacrément bluffé. D'ou mon intérêt pour l'écriture et la recherche que j'y fais, puisque je trouve ce sujet chimie/alchimie passionnant.
Bien à vous

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Re: Solution du mercure HG

Messagepar Heliophile » 22 Oct 2013, 13:53

J'ajoute ici un lien vers la "Bibliothèque des Philosophes Chymiques", seul recueil de traités publié en français, dans lequel la préface contient beaucoup d'informations sur la technicité du problème et celle de ceux qui ont prétendu le résoudre, quoiqu'il soit écrit par "Salmon", dans le langage (pas si vieux et très compréhensible je trouve) du 18ème siècle, il a fait parmi les textes qui m'ont fait creuser plus loin toute la question.

http://www.e-rara.ch/doi/10.3931/e-rara-4593 :salut:

Klem
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Re: Solution du mercure HG

Messagepar Klem » 22 Oct 2013, 14:19

Salut Héliophile (tu aimes le soleil? :mrgreen: )

Alors si je comprend bien tu as un parcour littéraire et tu t'intéresse à l'alchimie et à la chimie pour rédiger un article à ce sujet, me trompe-je?

Donc si je me réfère à ta question initiale tu souhaiterai obtenir un liquide visqueu en mélangeant de l'eau et un composé de mercure (pas forcément du mercure métallique) c'est bien ça?

Je suis désolé que tu ais une mauvaise image de notre forum, mais en effet il n'est pas évident de comprendre la jargon alchimique et je comprend aisément que de ton coté tu ne puisse pas nous traduire tout ça dans notre jargon a nous.

Ma question est: "D'où tires-tu tes informations initiales qui t'ont mené à venir sur ce forum demander assistance?"

Alors sinon mes premiers éléments de réponse sont que ce qu'on appelle naïvement "solution métallique" c'est - à mon sens - une solution aqueuse d'un sel métalique dans l'eau ou bien un alliage métallique en fusion? ... #-/
Quand à "résoudre le mercure en une eau visqueuse" là vraiment je ne vois pas du tout ce que cela peut vouloir dire ni comment c'est faisable...

Sinon quand tu dis que le mercure n'est pas décomposable cela veut-il dire qu'il n'est pas soluble dans l'eau? Ou bien que l'on ne peut pas l'attaquer chimiquement???

Enfin bref tu as piqué ma curiosité à vif et j'aimerai en savoir plus sur tes sources et sur ce que tu compte faire de ces informations... :joie:
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Re: Solution du mercure HG

Messagepar Blackline » 22 Oct 2013, 15:54

L'eau incombustible ? Houla, et la température de craquage ça rentre pas en compte finalement ?

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Re: Solution du mercure HG

Messagepar Heliophile » 22 Oct 2013, 16:25

Blackline, incombustible chez les "anciens" veut tout simplement dire qui ne subit pas l'action du feu, puisqu'hormis sa vapeur, elle retrouve son intégrité à vue d'oeil dès lorsqu'elle se condense en eau à nouveau par le froid retrouvé, et par elle-même, elle n'a pas changé. Puisque la méthode alchimique ne semble pas nécessiter une telle chaleur, et l'alchimie faisant état de ce qui se fait dans la nature, et l'importance d'imitation de la nature, je ne pense pas que le craquage ait été pris en compte pour la vision "ancienne", ou bonnement "philosophique" de son incombustibilité. Ce n'est pas l'incombustibilité de l'or qui lui reste sur le feu sans le souffrir, c'est celle qui le fuit, puisqu'elle en est irritée.

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Re: Solution du mercure HG

Messagepar Blackline » 23 Oct 2013, 16:09

Ah, assez proche des notions du Phlogiston alors ?

alexchimiste
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Re: Solution du mercure HG

Messagepar alexchimiste » 23 Oct 2013, 21:29

La ou en chimie, une substance incombustible ne veut pas forcément dire qu'elle ne réagira pas d'une manière ou d'une autre lorsqu'exposée à la chaleur, ou au feu. L'eau n'est effectivement pas combustible, elle n'est ni inflammable ni sujette à la décomposition au feu. Par contre la ou d'autres composés ne sont pas combustibles, ils peuvent être dégradés par la chaleur

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Re: Solution du mercure HG

Messagepar chatelot16 » 24 Oct 2013, 01:26

il y a eu tellement de changement de vocabulaire en chimie qu'il est impossible de comprendre directement les texte trop ancien ... il y a trop de mot dont le sens a completement changé

chaque fois qu'on trouve un livre ou l'on pourait comprendre un des changement de vocabulaire , on ne comprend rien si il y on ne maitrise pas tout le vocabulaire du contexte

donc pour comprendre il faudrait passer toute les etapes a l'envers : comprendre la chimie actuelle , puis remonter a des livre un peu plus anciens , puis quand on commence a comprendre remonter a un autre plus ancien

ce qui est terrible , certain mot sont utilisé a une epoque pour dire une chose , puis sont oublié , puis reutilisé a une autre epoque pour dire autre chose

il faudrait inventer un dictionnaire historique de la chimie , avec les année de validité de chaque mot : on y trouverait des chose extraordinaire , avec tous les mot qui ont eu des sens completement different suivant les epoques

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Re: Solution du mercure HG

Messagepar ecolami » 24 Oct 2013, 10:18

Bonjour,
On peut comprendre le vocabulaire ancien avec des notions actuelles de chimie en s'aidant du contexte. Seulement il faut au moins quelques indices soit
+sur un (au moins) des produits de départ
+ou avec les réactions décrites
En tout cas cela oblige a une réflexion particulière pour relier l'ancien au nouveau. De solides connaissances sont nécessaires.
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